La rhinite allergique
Éternuements en salves, nez qui coule clair, nez bouché, démangeaisons du nez et du palais : la rhinite allergique est la manifestation la plus fréquente de l'allergie.
Reconnaître une rhinite allergique
Quatre signes dominent : l'écoulement clair, les éternuements répétés, l'obstruction nasale et les démangeaisons. Ils s'accompagnent souvent d'une gêne oculaire, d'une perte d'odorat partielle et d'une fatigue liée au mauvais sommeil.
Deux éléments orientent fortement vers une origine allergique : le rythme des symptômes (chaque printemps, chaque fois que vous entrez dans une maison où vit un chat, tous les matins au réveil) et leur durée au-delà de dix jours, sans fièvre.
Ce n'est pas un simple rhume
Le rhume infectieux dure moins d'une semaine, s'accompagne d'un écoulement qui s'épaissit et survient par épisodes isolés. La rhinite allergique, elle, revient de façon prévisible et ne donne pas de fièvre.
Pourquoi la traiter
Une rhinite non traitée retentit sur le sommeil, la concentration, les résultats scolaires et la qualité de vie. Elle est surtout étroitement liée à l'asthme : une part importante des patients atteints de rhinite allergique développe un asthme, et un asthme se contrôle mal si la rhinite associée n'est pas traitée. On parle de « maladie des voies aériennes unifiées ».
Les traitements
- L'éviction de l'allergène en cause, quand elle est possible : c'est la première mesure, et souvent la plus efficace.
- Le lavage de nez au sérum physiologique ou à l'eau de mer, plusieurs fois par jour : simple, sans effet indésirable, il élimine mécaniquement les pollens déposés.
- Les antihistaminiques par voie orale, efficaces sur les éternuements, l'écoulement et les démangeaisons, moins sur le nez bouché.
- Les corticoïdes locaux en spray nasal : le traitement le plus efficace sur l'obstruction nasale. Ils agissent en quelques jours et doivent être pris régulièrement.
- La désensibilisation, seul traitement qui modifie l'évolution de la maladie (voir la fiche désensibilisation).
Attention aux vasoconstricteurs
Les sprays qui « débouchent » immédiatement le nez ne doivent pas être utilisés plus de quelques jours : au-delà, ils entretiennent l'obstruction nasale qu'ils étaient censés soulager.
Quand consulter un allergologue
Lorsque les symptômes reviennent chaque année, durent plusieurs semaines, résistent aux traitements pris sans ordonnance, ou s'accompagnent de toux, de sifflements ou d'un essoufflement.
Faire le point en consultation
Cette fiche donne des repères généraux. Le bilan allergologique permet de savoir ce qui, dans votre cas, déclenche les symptômes et ce qu'il est utile de faire.