La conjonctivite allergique
Yeux rouges, qui démangent, qui pleurent, sensation de sable sous les paupières : la conjonctivite allergique accompagne le plus souvent une rhinite.
Reconnaître
L'atteinte est bilatérale, dominée par la démangeaison, avec un larmoiement clair et parfois un gonflement des paupières. La vision reste normale. Elle survient volontiers en même temps que les symptômes du nez, à la même saison ou dans les mêmes lieux.
À l'inverse, une rougeur d'un seul œil, des sécrétions jaunes et collantes, une douleur ou une baisse de la vue ne relèvent pas de l'allergie et imposent un avis médical rapide.
Les mesures simples
- Rincer les yeux au sérum physiologique, à froid, pour éliminer les pollens.
- Éviter de se frotter les yeux : le frottement libère davantage d'histamine et entretient la démangeaison.
- Porter des lunettes de soleil enveloppantes à l'extérieur en saison pollinique.
- Se rincer les cheveux le soir après une journée en extérieur.
- Préférer les lunettes aux lentilles pendant les périodes symptomatiques.
Les traitements
Les collyres antihistaminiques et antidégranulants agissent localement et rapidement. Les antihistaminiques par voie orale complètent le traitement quand le nez est également touché. Les collyres à la cortisone ne doivent jamais être utilisés sans avis spécialisé : mal employés, ils exposent à des complications oculaires sérieuses.
Une forme à ne pas manquer
Chez l'enfant, en particulier le garçon, une conjonctivite très intense, avec photophobie (gêne à la lumière) et sensation de corps étranger, peut correspondre à une kératoconjonctivite vernale. Elle nécessite une prise en charge conjointe avec un ophtalmologiste car elle peut retentir sur la cornée.
Faire le point en consultation
Cette fiche donne des repères généraux. Le bilan allergologique permet de savoir ce qui, dans votre cas, déclenche les symptômes et ce qu'il est utile de faire.